La demande en mariage d’antan – Traditions

Les fréquentations d’autrefois étaient rarement très longues, allant de six mois à un an en moyenne.

C’est surtout lors des veillées de la période hivernale que la « jeunesse » peut se divertir et montrer ses sentiments envers quelqu’un en particulier.

Habituellement, il revient au jeune homme de faire les premiers pas vers la jeune fille  pour commencer à lui faire la cour.

Les fréquentations se font par des visites au domicile de la fille, en présence des membres de la famille. Le prétendant peut visiter l’élue de son cœur tous les dimanches et certains soirs de semaine.

Dès que les fréquentations deviennent assidues entre un jeune homme et une jeune fille, on parle soit de fiançailles, soit tout de suite de mariage.

La coutume bien établie veut que ce soit le prétendant ou l’amoureux qui fasse la demande en mariage auprès du père de la fille courtisée.

 

La grande demande

Elle réunit officiellement les pères et les futurs époux pour l’occasion. Les pères discutent des avantages matrimoniaux et se mettent d’accord sur les arrangements de la fête.

Parfois la grande demande se fait seulement par le prétendant, genou à terre et gants blancs, à son futur beau-père qui doit accorder son autorisation.

Dès que la grande demande est faite, on rend le mariage officiel par la publication des bans à l’église.

 

La publication des bans

Dans la religion catholique, l’annonce du mariage se fait publiquement. Le mariage est annoncé par le curé du haut de la chaire pendant trois dimanches consécutifs précédant la date de la cérémonie.

En général, la jeune fille se marie dans sa paroisse natale.

 

Le charivari

Pour marquer la désapprobation d’un mariage jugé douteux, la coutume du charivari s’inscrit comme un châtiment collectif populaire.

Cette coutume consiste en un tintamarre qui se déroule la nuit devant la maison des nouveaux mariés.

Le rôle du tintamarre vise à sanctionner un acte considéré illicite aux yeux de la communauté. Parfois, le curé qui a béni le mariage est aussi visé par le charivari.

Parmi les unions jugées douteuses et qui peuvent faire l’objet d’un charivari, figurent  le mariage entre conjoints trop vieux, le remariage d’un veuf ou d’une veuve avant la fin de la période de deuil respectable, le remariage entre individus où la différence d’âge est trop grande et où la différence de statut est trop marquée.

Pour faire cesser le charivari, les nouveaux mariés doivent souvent payer un dû  avant de pouvoir jouir paisiblement de leur union.

 

Gérard Vallon

 

 

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