Mai 1968 : la semaine des barricades à Paris: Toute ressemblance …

Toute ressemblance avec des évènements actuels ou susceptibles de se reproduire ne serait pas purement fortuite !

Retour en images sur la « nuit des barricades », qui s’est déroulée du 10 au 11 mai 1968. 

  • Le déclenchement : Après l’évacuation violente de la Sorbonne le 3 mai et des manifestations réprimées les jours suivants, plus de 20 000 étudiants se rassemblent dans le Quartier latin le 10 mai au soir.

  • Les barricades : Environ 60 barricades, faites de pavés, de grilles d’arbres et de voitures retournées, sont dressées dans les rues, notamment rue Gay-Lussac et rue des Écoles.

  • L’affrontement : La police charge violemment vers 2h du matin. Le bilan provisoire fait état de près de 1 000 blessés et de centaines d’interpellations.

  • La bascule : Émus par la violence de la répression, les syndicats (CGT, CFDT, FEN) appellent à une grève générale et à une manifestation le 13 mai, qui rassemble des centaines de milliers de personnes à Paris et lance le grand mouvement social de Mai 68 qui obtiendra notamment une hausse du SMIG de 35%, une augmentation généralisée des salaires de 10%, une réduction progressive du temps de travail de 48 à 40 heures…

Il est un ministre de l’Intérieur qui aujourd’hui, croit nécessaire de dire de ses adversaires qu’ils veulent tuer du gendarme et du policier en mettant le pays à feu et à sang et indique sur TF1 ne pas inciter ses policiers à la retenue et qu’ils peuvent utiliser leurs armes, se vantant de plus de 5 000 interpellations (interpellé ne veut pas dire coupable).

Maurice Grimaud était le préfet de police de Paris lors des événements de Mai 1968. Natif d’Annonay, cet homme de lettres devenu patron des flics a laissé son nom pour sa gestion raisonnée du maintien de l’ordre qui a permis d’éviter que les affrontements ne fassent des morts. Il écrit à ses hommes alors que le mouvement battait son plein dans la capitale: « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière« . Il ajoutait : « Toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. »

C’était il y a plus de 50 ans, il y avait de vrais hommes d’Etat. Puissent certains s’en inspirer !

 

Gérard Vallon

 

One thought on “Mai 1968 : la semaine des barricades à Paris: Toute ressemblance …”

  1. Les « merdias » se gargarisent des violences commises par les jeunes, oubliant les violences policières volontaires et bien sûr parlant peu des revendications légitimes des élèves. Un professeur , Laurent Mariani, à la sortie de sa garde à vue , prend la parole avec fermeté et dénonce tout cela. Parents et tous les adultes devraient se mobiliser en se rappelant que les revendications des lycéens ressemblent beaucoup aux leurs il y a 50 ans, et que depuis, classes surchargées, profs manquants, lycées inadaptés, etc, sont des revendications récurrentes….

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