Instaurée en 2004 à la suite de la canicule de 2003 qui a causé la mort de près de 15 000 personnes majoritairement âgées, Jean Pierre Raffarin, alors premier ministre, a mis en place la journée de solidarité qui impose aux salariés de travailler une journée sans rémunération. Si elle ne coïncide plus systématiquement avec le lundi de Pentecôte depuis 2008, elle reste obligatoire dans le secteur privé comme dans le public.


Elle a rapporté 3milliards d’euros en 2025.
Les employés sont tenus de venir travailler. Ils peuvent néanmoins choisir de poser une RTT (réduction du temps de travail) ou un congé payé, l’employeur étant libre d’accepter ou non la demande. Ce dernier peut également décider d’« offrir » cette journée à ses employés et la prendre à sa charge.
Cette journée peut également être fractionnée en heures et donc étalée sur plusieurs jours.
Depuis 2013, les retraités contribuent, eux aussi, à hauteur de 0,3 % du montant de leur pension. Un prélèvement au même taux est aussi effectué sur les allocations de pré-retraite et les pensions d’invalidité.


La journée de solidarité, un exemple:
Vous avez un salaire brut de 100€ par jour (2200€/mois);
vous travaillez un jour par an sans être payé. Votre patron verse en contrepartie 0,3% de votre salaire brut annuel à l’URSSAF soit 2200x12x0,3%= 79,2€.
Votre travail rapporte 300€ par jour à votre employeur. Les autres jours il verse la part patronale des cotisations: 40€. Il gagne donc 300 – 100 – 40= 160€
La journée de solidarité vous gagnez 0, votre employeur verse 79,2€ et garde pour lui 300 – 79,2= 220,8€
Vous disiez solidarité?
En effet, sans compter que cette prétendue journée de solidarité ne concerne que les salariés et les retraités !
En France, n’est solidaire que celui qu’on désigne, toujours le même, celui à qui il est facile de prendre, qui rouspète mais se résigne – il y a par contre des professions bien organisées qu’il ne faut pas froisser !!!