Loi d’urgence agricole – Jacques Marcon écrit à la ministre

Adoptée dans la nuit du 20 au 21 juillet par l’Assemblée nationale, la loi dite d’urgence agricole fait réagir. De nombreux citoyens, scientifiques et collectifs la dénoncent et alertent, parmi eux Jacques Marcon, chef cuisinier du restaurant du même nom, qui écrit à madame Genevard, ministre de l’agriculture.

Que prévoit cette loi ?

 

Lettre à la ministre

Un aperçu du triste palmarès de Annie Genevard, ministre de l’agriculture seulement depuis 2 ans en matière de protection de l’environnement, sans oublier sa gestion décriée de l’épidémie de dermatose modulaire:

Annie Genevard est perçue comme proche de la FNSEA, le syndicat majoritaire chez les exploitants agricoles lors de son entrée au gouvernement comme ministre de l’agriculture en 2024. Elle s’engage à « redonner du bon sens à toutes les règles, alléger la paperasse, réduire les interdits »,  et reprend le slogan « pas d’interdiction sans solution » concernant les pesticides.

En 2025, elle indique refuser pendant plus d’un an de signer une nouvelle version du nutri-score auquel elle reproche de donner une mauvaise note aux produits laitiers associés à des produits gras comme « le roquefort […] le comté […], ou […] les magnifiques salaisons françaises ».

La même année, des conseillers de la ministre demandent des modifications de dernière minute du rapport du Haut commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) sur les politiques publiques de santé environnementale. Son cabinet est accusé d’avoir imposé des modifications, en particulier, pour minimiser le lien entre pesticides et cancers – la France est au 5ème rang mondial en nombre de cancers.

Le , au congrès de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), elle enjoint à la firme agrochimique BASF d’œuvrer à blanchir la cinméthyline, l’un de ses herbicides, afin de permettre son utilisation par les producteurs français malgré les dangers identifiés par l’Autorité européennes de sécurité des aliments (EFSA). Or, la molécule, considérée comme un pertubateur endocrinien, ne peut être mise sur le marché selon la réglementation européenne. Elle incite les producteurs à déposer auprès de son ministère des demandes de dérogations d’urgence, pour pouvoir utiliser des produits à base de triallate, herbicide toxique…

(source Wikipédia)

 

Gérard Vallon

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